Dernier
du groupe G, à égalité avec le Mozambique, avec un point seulement, le
Zimbabwe abat probablement sa dernière carte le 26 mars en allant défier
l’Egypte le 26 mars au Burg El Arab stadium d’Alexandrie. Le
sélectionneur allemand, Klaus-Dieter Pagels mesure parfaitement la
difficulté de la tâche qui attend les Warriors.
« L’Egypte
c’est un football que tout le monde connaît et apprécie en Afrique. On a
beau dire que l’équipe traverse une période difficile, que les joueurs
ont vieilli ou sont trop jeunes pour d’autres, qu’après avoir dominé et
de quelle manière le continent en remportant trois fois consécutivement
la Coupe d’Afrique les choses se sont moins bien passé ensuite, que les
joueurs n’ont pas disputé de compétions nationales pendant un an – ce
qui n’a pas empêché Al Ahly de gagner la Ligue des champions ! – on a
beau dire ce que l’on veut, le football égyptien c’est un monument. J’ai
regardé les deux derniers matches amicaux disputés par les Pharaons,
poursuit Pagels, et, croyez-moi, c’est pas mal du tout. J’ai aussi
visionné plusieurs de leurs anciens matches afin d’avoir une idée plus
complète de l’équipe ».
La
tâche sera d’autant plus compliquée pour le Zimbabwe que la préparation
n’a pas été celle que le sélectionneur avait souhaité. Pour des raisons
financières. « Nous n’avons pas eu assez de temps pour faire un travail
en profondeur », concède volontiers Klaus-Dieter Pagels à quelques
jours d’un match crucial pour les Warriors. « Cela va obliger mes
joueurs à se dépasser, à aborder la rencontre avec beaucoup de ressort
mental et un esprit combatif à tous les instants ».
L’Allemand qui a
succédé à Norman Mapeza il y a quatre mois et effectuera sa première
sortie officielle à la tête du onze national zimbabwéen a rappelé le
défenseur Gilbert Mapemba des Moroka Swallows (Afrique du Sud) ; en
revanche l’attaquant Matthew Rosiky, blessé, sera remplacé par Tafadzwa
Rosiky qui évolue également en Afrique du Sud sous les couleurs d’Ajax
Cape Town. « J’espère, dit-il, que les remplacements seront efficaces
pour obenir un résultat positif à Alexandrie, mais ce sera très
difficile ».
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« Le
rêve de tous les joueurs et de tous les Egyptiens est d’aller à la
Coupe du monde au Brésil », déclare à cafonline.com le latéral droit
Ahmed Elmohamady qui joue actuellement à Hull City en Angleterre. « Nous
avons gagné nos deux premiers matches, et, chez nous, personne ne
comprendrait qu’on ne marque pas trois nouveaux points.
Elmohamady
estime que le retour du public dans le stade sera la clé pour remporté
la victoire. « Récemment nous avons joué dans des stades vides et ce
n’était bon ni pour nos supporters, ni pour nous, les joueurs. « Je
crois que les autorités ont limité à 30.000 le nombre de spectateurs
autorisés à venir dans le stade, c’est mieux que pas du tout ». Il sait
que le sélectionneur Bob Bradley est dans les mêmes dispositions que
tous les Egyptiens et qu’il est obsédé par la nécessité d’une victoire
qui lui entrouvrirait les portes du dernier tour. « Je crois qu’il
mérite le soutien de tout le pays, surtout dans des circonstances
difficiles pour tout le monde ».
L’ancien
joueur d’ENPPI, actuellement sous contrat avec Sunderland mais prêté à
Hull City est déterminé à faire le maximum pour atteindre l’objectif
fixé contre le Zimbabwe même s’il reconnaît qu’ « il faut se méfier de
chaque adversaire qui sera sur le terrain pour faire obstacle aux
Pharaons et qui joue son va-tout dans ce match. L’Egypte est forte mais
il ne suffit pas de le dire. C’est sur le terrain que nous devons le
prouver mardi prochain ».
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